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| 2003 comme si vous y étiez... | |||||||||||||
| 4ème épisode : Les 50 ans du RSR, ou " Le voyage de deux vieilles anglaises " (27/07) | |||||||||||||
| d'après le récit de notre envoyé spécial M. Bonhomme | |||||||||||||
| En
route pour Calais – Mercredi
A l’aube d’un mercredi ensoleillé, Paris voit passer de conserve la P5 et la 14, tout juste convalescente mais fringante comme une jeunesse. Moyenne sympathique à 60 km/h, ça roule une 14 ! Enfin, jusqu’à Beauvais, car là, après avoir reformé le convoi (on s’était perdus), il faut se rendre à l’évidence : la 14 ne charge pas, et la batterie est à plat. Mais qu’à cela ne tienne, sus à la manivelle. Et elle repart, au quart de tour, donc rien n’empêche de continuer, en souhaitant que cela dure. En tout cas cela ne gène pas pour avancer, le 90 est finalement une bonne vitesse quand les routes sont libres, mais elle ne charge toujours pas : l’arrêt suivant achève de nous convaincre que le régulateur est HS. Près d’Abbeville, ravitaillement pour les équipiers, qui profitent d’un pique-nique judicieusement prévu par l’intendance : il fait toujours beau, pourquoi s’en priver.
Ensuite café et visite rapide des dépendances de l’abbaye de St-Riquier, que nul d’entre nous ne soupçonnait avant. Et on repart, et elles roulent, passant à travers les paysages méconnus de la Picardie et de la Somme, puis du Boulonnais, pour finir aux cap Blanc et Gris Nez, et arriver à l’heure à Calais pour un repos mérité. 300 km en 14, ça use quand même un peu, n’est-ce pas Raymond ? En tout cas, c’est excellent pour les biceps du conducteur, et cela aide à dormir du sommeil du juste, surtout si le sympathique hôtelier a pu prêter un chargeur de batterie bien à propos. Premier jour OK, c’est presque une surprise.
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Calais-Douvres-Leamington
Spa – Jeudi Avant l’aube nous nous ébranlons, direction l’embarquement, sous une petite pluie fine bien locale. La traversée se fait néanmoins sur une mer calme, et le débarquement sous un ciel encore grisâtre, mais moins humide.
A Canterbury nous retrouvons G. et S. Hamill, accompagnés de Richard
Nixey (l’homme des résurrections), qui avec la Jet 1/698
et la Marauder vont nous ouvrir la route sur un parcours de leur invention.Tout de suite, la 14 se trouve toute aise de rouler du côté qui est, pour elle, le bon. Une seule solution pour passer au plus vite du sud au nord-ouest de Londres, la M… Là, cela change, en tout cas au volant d’une voiture de 1936 : bruit d’enfer, stress maximum, le temps et les miles paraissent longs ! Et nous voici à bon port, signalé par quelques drakkars rassemblés sur le parking de l’hôtel. Retrouvailles avec Ian Glass et Rona, venus en nombre avec Marauder, Land et « P4 » de course, dîner et dodo. |
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Leamington Spa –
Hidcote – Stratford – Samedi : Samedi matin, parking encore plus encombré de Vikings que la veille au soir, avec pléthore de P4, P5 et P6, et pas mal de P3 et P2, dont une superbe Streamline Coupé venue de Suisse. Elles roulent, les grand-mères ! Bon, à propos, il faut bricoler un peu l’électricité sur la 14 : remplacement du régulateur, remise en place de la batterie dûment rechargée, démarreur, …, et ça repart. Brave vieille ! Quelques petites routes anglaises de plus, un pub pour déjeuner, rencontre avec une Rover 6 de 1905, qui tourne comme une horloge, mais dont les propriétaires doivent affronter vent et pluie éventuelle avec de simples Kway. Ce soir, c’est dîner de gala, cravates de circonstance et presque de rigueur.
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Leamington Spa –
Blenheim – suite selon les goûts – Dimanche : Dimanche matin, le grand jour. Après tout, nous sommes venus « uniquement » pour cette journée de fête. Et il fait beau, de nouveau, ciel bleu avec quelques nuages, mais sans pluie. Il suffisait de patienter, en fait. Préparatifs de départ, bagages, et en route pour Blenheim, par la route la plus directe car nous n’étions pas vraiment en avance. A allure soutenue, l’ampère-mètre indique une charge plus que forte, mais tout marche bien, il y a peut-être une légère odeur de chaud, mais ce doit être une idée, car à l’arrivée, tout est pour le mieux et nous nous rangeons bien à nos places, dans les catégories ad-hoc, P5 avec P5s, 14 avec les Tourers et autres cabriolets.
Il faut dire qu’il y a de tout, depuis les vélos et motos de Mike Couldry (qui tient là son stand, à côté de quelques autres), les avant-14 (Rover 6), les après-guerre petites (8, 9) et grosse (14/45), les « Pn » (variant de 1 à 6), SD1 et jusqu’aux 75 actuelles amenées par Rover, qui vit encore. Pour les sportifs, la monoplace, sur laquelle maintenant veille Ian Glass, autre grand sauveur des mémoires de la marque (l’homme des Road-Rover, il en faut, de la dévotion !).
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| ça commence à Vincennes / on continue par un tour à Rétromobile / ... et puis c'est le Bugatti Day / visite chez Pinin-Farina / pique nique à Senlis / Dourdan | |||||||||||||
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