Cette année, pour les 50 ans
de la « Pinin », occasion d’un pèlerinage à Turin - sur les lieux de sa
naissance - George Hamill nous avait concocté un programme passant par
la Suisse, et rejoignant le lac Majeur.
Mais commençons par le commencement.
Les participants anglais étaient conviés à arriver par la Belgique et
l’Allemagne (Cologne), puis un passage par Bâle-Mulhouse pour voir soit
le musée des Chemins de Fer, soit le musée Schlumpf. Pour moi, ce sera
avec la P5, juste remise sur la route in extremis avec un servo-frein
refait, ce qui est bien le moins avant de s’attaquer aux cols des Alpes.
Rendez vous à Interlaken.
Mercredi matin, le temps est couvert, mais il faut y aller. Et tant
qu’à faire, l’assemblée opte pour l’option du grand tour, par Susten,
Furka et ensuite Simplon, plutôt que la route plus courte passant
directement par le Grimsel.
C’est le plus hasardeux, mais c’est aussi la meilleure chance de
trouver du beau temps en s’éloignant des nuages persistants qui
couvrent Interlaken. Et le calcul s’avère payant puisqu’en montant vers
le sommet du Susten (2224 mètres) nous trouvons des éclaircies.
Elles nous permettent en arrivant de prendre un solide casse-croute,
arrosé de Faugères Météore (le bien nommé pour des amateurs de Rover),
bien installés en face d’un superbe glacier.
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Le voyage se poursuit, sous un soleil de plus en plus présent, et nous
montons maintenant vers le Furka (2481 mètres), mais le temps se couvre
de nouveau, et en haut, pendant les photos, les dames qui
habituellement se pavanent dans les cabriolets apprécient le confort et
le chauffage de la P5, juste revanche. Il fait si froid que le séjour
ne se prolonge pas plus que nécessaire pour fixer notre passage sur la
pellicule et nous voici descendant vers le glacier du Rhône.
Le soleil brille de nouveau, il fait bon et beau, avec une vue superbe
sur les lacets de la descente du Furka.Les plus vaillants décident de
grimper le Grimsel (2165 mètres).
En haut, tout de suite de l’autre côté du col, changement de temps et
de décor : on n’y voit pas à 3 mètres, avec un brouillard givrant de
première. Donc le séjour est bref (nouvelle photo, pleins phares), et
nous redescendons bien vite vers le soleil, avec juste une petite halte
pour admirer le paysage avec les lacets du Furka et le glacier du Rhône
en face et la vallée du Rhône à droite.
Nous la descendons d’ailleurs jusqu’à Brig, au pied du Simplon (2085
mètres), qui est notre prochaine ascension, la dernière de la journée.
Elle se fait sous le soleil, par une route bien large, jusqu’à l’ultime
pause au sommet, pour photos, cafés et tartes aux myrtilles. Puis
descente sur Domodossola, et ensuite direction Stresa.
De nouveau l’organisateur a prévu un orage impressionnant, garantissant
le lavage des voitures avant l’arrivée à l’hôtel, où nous faisons notre
entrée sous un ciel gris qui ne nous permet qu’un aperçu limité sur le
lac Majeur.
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Le vendredi matin, nous voici réunis sur le site de Cambiano, où nous
sommes accueillis quasi comme une délégation officielle, d’abord pour
la projection d’un film sur le groupe Pininfarina et ses activités,
puis pour la visite du musée, véritable caverne d’AliBaba. Le tout dans
des bâtiments au super design, qui nous donnerons l’occasion de photos
de famille des participants et de quelques générations de Rovers (de la
P4 à la SD1, il ne manque en fait que la P6).
Au milieu de ces richesses, la Pinin pourrait se retrouver en famille,
en tout cas elle aura retrouvé ses cousines pour ses 50 ans, mission
accomplie.
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Au retour le MontGenèvre (2… mètres) est vite franchi, occasion de
quelques courses frontalières, puis Briançon pour un rapide
ravitaillement et direction le Lautaret (2… mètres) puis le Galibier
(27.. mètres). Nous atteignons ce point culminant de nos vagabondages
juste à temps pour le coucher de soleil sur les Ecrins, et une nouvelle
bouteille de Météore tente de nous réchauffer un peu, avant de
redescendre sur Valloire, puis le Télégraphe, la Maurienne, Chambéry et
enfin Lyon où nous entrons vers 11:00 du soir.
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